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La lettre d'information des adhérents du Club CIC International


 
L'actu internationale

Novembre 2018, n°47

Italie : les chefs d'entreprises sont inquiets

Comment les entrepreneurs italiens perçoivent-ils l'actuel contexte politique et économique de leur pays ? Le point avec Luigi Caricato, Directeur du Bureau de représentation du groupe CM-CIC à Milan.

La Confindustria (MEDEF italien), représentant plutôt les GME italiennes, est critique envers le gouvernement et essaie de le convaincre des actions à mener pour aider les entrepreneurs à investir et à être confiants dans le contexte économique actuel.

Les entrepreneurs sont majoritairement dans une phase d’attente. A la mi-octobre, le gouvernement a rendu public la loi de finance et  les prévisions financières pour 2019-2020-2021. Certaines mesures sont jugées positivement : taxation plus basse notamment pour les petites PME et les professionnels, investissements publics qui devraient booster l’économie intérieure, révision des pensions de retraite de plus de 4 500 €/mois selon la méthode des cotisations effectivement versées, amnistie fiscale en cas d’anciens litiges avec le fisc. D'autres mesures leur semblent négatives : retour à une législation du travail plus contraignante, hausse de l’endettement public, hausse du paramètre déficit/PIB - par exemple à cause de l’instauration d’un revenu de citoyenneté qui est vu comme une mesure inutile et chère -, taxation plus lourde des banques qui peut se traduire par une difficulté d’accès au crédit.

Pour le moment, les entrepreneurs craignent la confusion générée sur les marchés par les déclarations souvent contradictoires de deux partis au gouvernement, ainsi que la tension provoquée par les discours secs de deux leaders politiques contre la Commission Européenne. Ils ne condamnent pas encore ce gouvernement de rupture, mais demandent de la clarté sur la direction qu'il veut donner au pays, un ancrage fort à l’U.E. et l'arrêt des  confrontations avec la Commission.

Toutefois, il est à craindre que cette phase de confusion et de bataille politique dure jusqu’aux élections européennes, ce qui serait dommageable pour l’économie italienne. 

 

Les milieux financiers en alerte

19 octobre 2018 : l'agence de notation Moody's abaisse d'un cran la note de l'Italie, pour la faire passer de "Baa2" à "Baa3". Elle s'inquiète des choix budgétaires de la coalition populiste au pouvoir qui est déjà engagée dans un bras de fer avec Bruxelles à ce sujet. L'Italie est donc rétrogradée au dernier niveau de la catégorie investissement, celle des émetteurs de qualité moyenne, mais en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate, soit juste avant la catégorie spéculative des junk bonds.

Moody's a assorti sa note d'une perspective stable, signifiant qu'elle ne devrait pas dégrader cette nouvelle notation dans les 6 mois à venir. Une décision qui ne manquera pas d'être interprétée avec un certain soulagement par le gouvernement et devrait éviter une flambée des marchés.


 
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